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Collaboration internationale: phase 1

Application de la prise de décision partagée dans les pratiques professionnelles

La prise de décision partagée (PDP) se défini comme un processus par lequel un choix de soin en santé est effectué à la fois par le professionnel de santé et le patient, soit une dyade professionnel–patient. Comparé à l’approche traditionnelle, l’implication des patients dans leurs soins en tant que partenaires en utilisant la PDP augmente leur satisfaction et corrèle avec une meilleure qualité de vie. Cependant, la PDP n’est pas encore pleinement adoptée en pratique. Il existe des barrières importantes à franchir afin d’implanter cette pratique avec succès dans les soins primaires. Dans ce but, il est important d’évaluer simultanément les perspectives des patients et des professionnels de la santé concernant le processus de PDP ou prise de décision dyadique. Le but principal de ce projet est de regrouper les ressources et l’expertise nécessaire pour développer un groupe de recherche dédié à l’implantation de la PDP en pratique clinique. Cette collaboration internationale adressera les défis posés par l’implantation de la PDP en utilisant une perspective dyadique. Ultimement, les résultats amélioreront la compréhension des besoins et des attentes du publique face au système de santé canadien et ses professionnels en ce qui concerne les services de santé et leur gestion.

Le protocole de la phase 1 est maintenant publié et accessible

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Collaboration internationale: phase 2

Transférer la prise de décision partagée dans les pratiques cliniques : organisation d’une communauté de pratique

Dans les contextes cliniques, le chemin idéal pour un transfert de connaissance est le partage des décisions entre un médecin et son patient, a processus encastré dans une relation spécifique connue sous l’appellation « prise de décision partagée » (PDP). Cependant, jusqu’à maintenant les comportements des patients et des professionnels de la santé ont été étudiés séparément comme s’ils évoluaient dans des mondes distincts. Une étude préalable, financée par les IRCS, a permis de rassembles les ressources ainsi que l’expertise nécessaire au développement un groupe de recherche international interdisciplinaire dédié à l’étude de l’implantation de la PDP dans les pratiques cliniques en se basant sur une perspective dyadique basée sur la théorie, une approche centrée sur la relation en d’autres mots. Par conséquent, le but de l’étude actuelle est d’encourager et maintenir une communauté de pratique émergente dédiée à l’étude de l’implantation de la PDP dans les pratiques cliniques en utilisant une perspective dyadique basée sur la relation. Tout d’abord un coordonnateur sera nommé responsable de 1) la publication des activités, 2) recruter de nouveaux participants, 3) assurer l’animation nécessaire au sein des groupes de participants incluant le club de lecture électronique, 4) la mise à jour du site et 5) ajuster les activités prévues aux besoins des participants. En second lieu, tout notre matériel sera produit dans les deux langues officielles (anglais et français). Troisièmement, nous créerons trois nouvelles sections à accès ouvert sur notre site accessible publiquement : 1) une librairie virtuelle et autres documents pertinents, 2) une section de formation pour les chercheurs et leurs étudiants (le matériel du projet précédent, l’atelier OPD-165691, sera utilisé) et 3) des exercices d’analyse des données dyadiques en implantation de la PDP dans les soins primaires.

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Introduire la perspective des patients dans l'évaluation des technologies et modes d'intervention en santé au niveau local

Résumé

La reconnaissance de l’importance d’une participation accrue du patient dans les décisions concernant ses soins de santé amène les décideurs à s’interroger sur les manières efficaces d’incorporer la perspective des patients dans les processus de prise de décisions. Au Québec, des unités d’évaluation des technologies et modes d’intervention en santé (UETMIS) ont été créées dans les centres hospitaliers universitaires afin de répondre à la mission évaluative de ces derniers et de favoriser la prise de décisions fondée sur les données probantes. L’introduction de ces UETMIS dans les CHU représente une occasion pour les décideurs de favoriser une implication accrue des patients et du public dans les prises de décisions en matière de technologies de santé. Toutefois, peu de connaissances sont disponibles sur les stratégies efficaces pour introduire la perspective des patients dans les activités d’une UETMIS. La collaboration entre les chercheurs et les décideurs est essentielle afin d’explorer comment cette perspective peut être introduite dans les structures et les activités d’une UETMIS. Dans le but de répondre aux besoins exprimés par les décideurs en évaluation des technologies et modes d’intervention en santé (ETMIS), le présent projet explore les méthodes qui pourraient être efficaces pour impliquer les patients dans les différentes activités d’une UETMIS.Pour y répondre, trois objectifs sont proposés : 1) faire la synthèse des connaissances et des expériences internationales de participation des patients aux activités d’ETMIS; 2) explorer les points de vue des principaux décideurs (gestionnaires, producteurs d’ETMIS professionnels de santé et patients) concernant l’implication des patients dans les diverses étapes de l’ETMIS, les stratégies efficaces pour favoriser cette implication, ainsi que les barrières et facilitateurs perçus; et 3) produire un cadre de référence afin de guider les décideurs et les utilisateurs de connaissances dans l’élaboration de stratégies efficaces visant la participation des patients dans les activités d’une UETMIS. La collaboration étroite entre les décideurs, les producteurs d’ETMIS et une équipe de chercheurs représentant des expertises complémentaires permettra de trouver des solutions novatrices pour favoriser l’implication des patients dans les prises de décisions concernant leur santé. Les résultats pourront être transférés aux UETMIS du Québec de même qu’aux autres organismes impliqués en ETMIS au Canada et ailleurs

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DÉCISION+

DÉCISION+ est un programme de développement professionnel continu novateur à composantes multiples. Il vise l'acquisition par les médecins des connaissances et des habiletés nécessaires à une prise de décision partagée entre le patient et son médecin touchant la prescription des médicaments. Nous émettons l'hypothèse selon laquelle le recours à un processus de prise de décision partagée lors de la rencontre clinique devrait se traduire par une décision commune reposant sur le meilleure niveau de données probantes et les valeurs du patient afin de mener à une prescription optimale par le médecin et une utilisation optimale du médicament par le patient.

Projet pilote DÉCISION+

L'objectif du projet pilote DÉCISION+ était d'évaluer la faisabilité d'un essai clinique randomisé de plus grande envergure, afin d'évaluer l'efficacité du programme à promouvoir un usage optimal des antibiotiques pour le traitement d'IAVR.

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DÉCISION +2: Essai randomisé

Le projet, mené de 2009 à 2012, repose sur les données probantes recueillies lors d'un essai clinique randomisé pilote du programme DÉCISION+, dont l'objectif était d'évaluer la faisabilité d'un essai clinique randomisé de plus grande envergure. Cette évaluation pilote du programme a porté sur la prescription d'antibiotiques pour traiter les infections aiguës des voies respiratoires (IAVR), soit la première raison de consultation en soins primaires Ce projet est financé par le FRSQ-Conseil du médicament.

Informations sur le projet DÉCISION+

Les infections aiguës des voies respiratoires supérieures (IVRS) telles que l’otite moyenne, la rhinosinusite, la pharyngite et la bronchite aiguës constituent jusqu’à 10% des raisons de consultation dans les départements d’urgence (1). Plusieurs études ont documenté que ces infections sont en large majorité d’étiologie virale et donc auto-résolutives. Bien que l'antibiothérapie soit inutile dans le traitement des infections respiratoires aiguës d’étiologie virale, le recours à l’antibiothérapie est encore largement répandu auprès des cliniciens d’Amérique du Nord (2). La prise inappropriée d’antibiotiques est associée à la résistance aux antibiotiques, à un risque augmenté d’effets secondaires et a un plus haut taux de réadmission (3). C’est un problème majeur de santé publique (4)(5). Les outils d’information se présentent comme une solution prometteuse pour mieux informer le les patients et les médecins sur cette problématique. Les outils d’information peuvent soutenir une prise de décision éclairée concernant une question de santé individuelle. Cela peut ouvrir le dialogue pour une prise de décision partagée entre le patient et le médecin. La prise de décision partagée est un processus décisionnel où le médecin, le patient et son entourage partagent des informations instruites par le meilleur niveau de données probantes, évaluent toutes les options diagnostiques et thérapeutiques possibles, identifient les priorités du patient, délibèrent et décident conjointement de la meilleure prise en charge pour le patient.

Bibliographie

1. Hing E, Cherry DK, Woodwell DA. National Ambulatory Medical Care Survey: 2004 summary. Adv Data. 2006 Jun 23;(374):1–33 2. Murphy - Journal of Emergency Medicine RA, 2016. Prevalence of Inappropriate Antibiotic Prescriptions Among US Ambulatory Care Visits, 2010-2011. jem-journal.com [Internet]. 2016; Available from: www.jem-journal.com/article/S0736-4679(16)30470-X/abstract 3. Llor C, Bjerrum L. Antimicrobial resistance: risk associated with antibiotic overuse and initiatives to reduce the problem. Ther Adv Drug Saf. 2014 Dec;5(6):229–41. 4. Opatowski M, Cosker K, Brun-Buisson C, Tuppin P, Salomon J, Watier L. Résistance bactérienne aux antibiotiques, apport du PMSI. Revue d’Épidémiologie et de Santé Publique. 2017 Mar 1;65(Supplement 1):S12. 5. Ventola CL. The antibiotic resistance crisis: part 1: causes and threats. P T. 2015 Apr;40(4):277–83.

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Antibiotiques en médecine d'urgence

Le programme Decision+2 s’est avéré efficace pour réduire le taux de recours à une antibiothérapie dans le traitement des IVRS en première ligne et ce, sans augmenter le taux de complications associées (1). Or, son applicabilité au département d’urgence était incertaine. En effet, les départements d'urgence sont des environnements chaotiques où l'achalandage est élevé et où la pression de voir des patients rapidement sont des facteurs importants à considérer lorsque l’on souhaite y implanter une nouvelle pratique (2). Grâce à l’utilisation d’un design centré sur l’utilisateur ayant impliqué 18 patients, plusieurs urgentologues de l’Hôtel-Dieu de Lévis et du CHUL et des designers graphiques de l’Université Laval, nous avons adapté l’outil d’aide à la décision au contexte de l’urgence. Cet outil d’aide à la décision est toutefois utilisable dans tous les milieux de soins.

Bibliographie

1. Legare F, Guerrier M, Nadeau C, Rheaume C, Turcotte S, Labrecque M. Impact of DECISION + 2 on patient and physician assessment of shared decision making implementation in the context of antibiotics use for acute respiratory infections. Implement Sci. 2013;8:144. 2. Nugus P, Forero R. Understanding interdepartmental and organizational work in the emergency department: an ethnographic approach. Int Emerg Nurs. 2011 Apr;19(2):69–74.

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Développement professionnel continu

L'objectif des activités de développement professionnel continu (DPC) est de maintenir, améliorer et élargir les connaissances et les habiletés des professionnels de la santé. Ces activités sont considérées comme essentielles pour l'amélioration des pratiques professionnelles et par extension, de la qualité des soins dans le système de santé. Les données probantes en matière de DPC ont besoin d'être améliorées et leur utilisation encouragée par les responsables de cet important secteur des activités de transfert des connaissances. La Chaire de recherche a déjà mené plusieurs projets dans cette optique.

Atelier

La Chaire a organisé un atelier permettant de réunir les décideurs en matière de DPC, les chercheurs en services de santé, les professeurs et les cliniciens afin d'identifier les besoins spécifiques en DPC et ainsi définir les bases d'un programme de recherche intégré dédié au développement de la recherche en DPC. L'objectif de cette initiative était de : 1) réviser la littérature existante sur le DPC et identifier les lacunes; 2) identifier les stratégies permettant de répondre à ces lacunes et ainsi promouvoir le développement de données probantes dans le domaine du DPC; et 3) proposer un projet de recherche spécifique permettant de combler certaines des lacunes identifiées dans la connaissance du DPC. L'atelier intitulé « Le développement professionnel continu pour l'implantation de la prise de décision partagée dans les soins primaires » a eu lieu les 18 et 19 novembre 2010. En développant ce réseau de recherche, les méthodes d'implantation de la PDP dans les soins primaires ont été inventoriées et soumises à une évaluation critique. Les lacunes au niveau des connaissances sur ce qui rend le DPC efficace pour l'implantation de la PDP dans les soins primaires ont été identifiées. Les résultats on pu aider les responsables des politiques et les décideurs dans le domaine du DPC, les chercheurs en services de santé, les professeurs et les cliniciens à coordonner leurs efforts afin d'améliorer la connaissance du DPC et la compréhension de cette contribution unique à la santé de la population.

Instrument de mesure

L'absence d'instrument largement accepté pour évaluer l'impact des activités de DPC sur la pratique clinique rend presque impossible les comparaisons de l'efficacité des activités de DPC. En utilisant un modèle intégré pour l'étude du comportement des professionnels de la santé, un projet sur le DPC en partenariat pour l'application des connaissances a permis de développer un instrument global basé sur la théorie, valide et fiable afin d'évaluer la répercussion des activités de DPC accrédités sur la pratique clinique. Cet outil, intitulé questionnaire DPC-reaction, est disponible en français et en anglais :

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EXACKTE 2

EXPLOITER LA CONSULTATION CLINIQUE COMME CONTEXTE DE TRANSFERT DES CONNAISSANCES ET D'ÉCHANGE

Dans un contexte clinique, la prise de décision partagée implique deux éléments majeurs : la participation active du patient aux décisions concernant sa santé et un transfert des connaissances entre le professionnel de la santé et son patient. Même si cette rencontre est de courte durée, un individu impliqué dans ce genre d’interaction peut provoquer un effet sur les émotions et les comportements de l’autre. L’évaluation de cette interaction interpersonnelle requiert que les deux personnes impliquées soient évaluées simultanément et de la même façon. Dans le but d’améliorer le transfert et l’échange des connaissances durant les rencontres médicales, l’objectif principal du projet EXACKTE2 est d’explorer de quelle façon le patient et le médecin s’influencent mutuellement en se basant sur le modèle de prise de décision partagée. Utilisant un modèle longitudinal, 300 paires de médecins–patients seront enrôlées. La recherche sera composée de trois phases : 1) le développement et la validation d’un ensemble de mesures basées sur la relation; 2) une série d’analyses statistiques explorant comment les patients et les médecins s’influencent pendant le transfert et l’échange de connaissances basé sur le modèle de prise de décision partagée; puis 3) les résultats obtenus serviront de matière première pour concevoir de nouvelles techniques d’intervention en contexte de transfert des connaissances en milieu clinique. La faisabilité et l’acceptabilité de ces nouvelles techniques d’intervention seront discutées avec des groupes cibles de patients et de cliniciens. En résumé, ce projet met l’accent sur l’échange dans un contexte d’échange et de transfert des connaissances lors d’interactions cliniciens–patients.

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IPPDP - DOLCE

Améliorer la prise de décision en matière de localisation des soins chez les clientèles âgées et vulnérables et leurs proches aidants

L'une des décisions les plus difficiles à prendre par les personnes âgées en perte d'autonomie est celle de rester à domicile ou de se relocaliser pour recevoir des soins et services appropriés. Cette décision est très difficile à prendre seul, mais peut être encore plus difficile si elle est prise par une autre personne. La prise de décision partagée représente un processus décisionnel où les professionnels de la santé partagent leur savoir à partir de données probantes et discutent avec le patient de ses préférences et valeurs, pour ensuite prendre une décision ensemble. Dans le contexte du soutien à domicile, plusieurs professionnels peuvent être inclus dans la prise de décision (p. ex. médecin, infirmière et travailleur social). Malheureusement, la prise de décision partagée n'est pas toujours utilisée. Notre équipe a créé une formation qui enseigne aux équipe interprofessionnelles comment partager les décisions avec les aînés en perte d'autonomie et leurs proches aidants. Ce programme a été pré-testé auprès d'une équipe de la Ville de Québec et d'une équipe d'Edmonton. Le projet de recherche a ensuite testé de façon plus large le programme de formation auprès de 16 équipes de soutien à domicile de la province de Québec, en comparant les résultats entre les équipes recevant la formation ou non (groupes contrôles). Les résultats obtenus ont démontré que les proches aidants suivis par les équipes ayant reçu la formation se sont sentis plus engagés dans le processus décisionnel, et que le choix effectué correspondait mieux au choix préféré.

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IPPDP - Devis par étapes

Implantation de la prise de décision partagée dans les équipes interprofessionnelles de soutien à domicile

L'une des décisions les plus difficiles à prendre pour les personnes aînés et leurs proches aidants est celle de rester à domicile ou déménager pour recevoir des soins appropriés. Les décisions qui sont éclairées et partagées produisent de meilleurs résultats. L'approche interprofessionnelle à la prise de décision partagée se produit lorsque les personnes aînées et leurs proches aidants sont supportés par plusieurs professionnels de la santé impliqués dans leur dossier. Dans le cas des personnes aînées recevant du soutien à domicile, plusieurs professionnels peuvent être impliqués, par exemple un médecin, une infirmière et un travailleur social. Dans une telle situation, les décisions devraient être partagées avec tous les professionnels impliqués. Nous avons créé un programme de formation qui enseigne aux professionnels de la santé comment partager les décision avec les personnes aînées. Les résultats d'un précédent projet (IPPDP DOLCE) ont montré que les proches aidants d'aînés suivis par les professionnels ayant reçu cette formation se sont sentis mieux impliqués dans le processus décisionnel, et qu'il y avait une meilleure concordance entre le choix préféré et le choix effectué. Ce projet utilise un devis randomisé par grappes et par étapes. Son objectif est de mesurer l'impact de la formation à la prise de décision partagée interprofessionnelle en comparaison à la diffusion passive d'un guide d'aide à la décision, en mesurant comment les personnes aînées et leurs proches aidants rapportent avoir pris part activement au processus décisionnel. Les autres issues mesurées seront : i) le choix effectué, la présence de conflit ou de regret décisionnel par rapport à la décision, et le fardeau des soins ressenti par les proches aidants; ii) la qualité de vie des aînés.

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PÉGASE : PErsonalisation par la Génomique du dépistage des Aneuploïdies dans le Sang matErnel

Chaque année, 450 000 Canadiennes deviennent enceintes; suite à la participation au dépistage prénatal de la trisomie 21, environ 10,000 d’entre elles subiront une amniocentèse (c’est-à-dire un prélèvement du liquide entourant le fœtus) et, parmi celles-ci, 315 seront porteuses d’un fœtus trisomique et 70 grossesses normales seront perdues suite aux complications dues à cette procédure. Il a été récemment découvert que, pendant la grossesse, il y a de l’ADN du fœtus dans le sang de la mère en quantité suffisante pour être analysé, et de nouvelles méthodes ont été proposées pour détecter la présence d’un fœtus ayant une trisomie à partir du sang maternel. L’introduction des tests génomiques sanguins proposés dans le cadre de ce projet pourrait notamment permettre d’éviter 9700 amniocentèses par année au Canada, améliorant la paix d’esprit des femmes enceintes, empêchant la perte accidentelle de 70 fœtus normaux, à un coût total moindre que la pratique courante. Cependant, ces méthodes nécessitent d’être validées avant de pouvoir être adéquatement introduites dans notre système de santé. Ce projet proposait de réaliser une étude indépendante pour valider la performance et l’utilité de nouvelles méthodes génomiques de dépistage prénatal chez la femme enceinte en utilisant une simple prise de sang. L’équipe de chercheurs a identifié les modalités optimales d’implantation de cette technologie au Canada. Elle a développé des outils d’aide à la décision destinés aux couples ainsi que des outils de formation pour les professionnels de la santé, afin de réaliser l’implantation du diagnostic prénatal non invasif basé sur la génomique. Les résultats de ce projet peuvent permettre aux décideurs, aux femmes enceintes et à leur partenaire de faire des choix éclairés en matière de dépistage et diagnostic prénatal d’anomalies génétiques (ex. trisomie 21), et de réduire les risques associés à l’amniocentèse.

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  • Boîte à décision: Quelles sont mes options concernant le test de dépistage prénatal? Prochaine mise à jour prévue: Mai 2018.
  • Site web officiel de PEGASE
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Revue Cochrane

Interventions pour l'amélioration de l'adoption de la prise de décision partagée par les professionnels de la santé

Contexte : La prise de décision partagée (PDP) respecte les droits des patients et peut réduire le recours excessif à des options qui ne sont pas associées à des bénéfices pour tous. Pourtant, elle n'a pas encore été largement adoptée dans la pratique. Objectif : Déterminer l'efficacité des interventions visant à améliorer l'adoption de la PDP par les professionnels de santé. Stratégie de recherche documentaire : Pour cette mise à jour, nous avons recherché des études originales dans la Bibliothèque Cochrane, MEDLINE, EMBASE, CINAHL, le registre spécialisé du groupe Cochrane sur l'efficacité des pratiques et l'organisation des soins (EPOC) et PsycINFO, du mars 2009 à août 2012. Nous avons consulté le registre ClinicalTrials.gov ainsi que les actes de la Conférence internationale sur la prise de décision partagée. Nous avons également passé au crible les références bibliographiques des études et articles pertinents. Enfin, nous avons contacté des experts de ce domaine afin d'identifier des articles publiés après août 2012. Critères de sélection : Essais contrôlés randomisés et non randomisés, études contrôlées avant-après et études de séries chronologiques interrompues évaluant toute intervention visant à améliorer l'adoption de la PDP par les professionnels de santé et dans lesquels les critères de jugement principaux étaient évalués à l'aide de mesures de résultats recueillis par un observateur (OBOM pour « observer-based outcome measures ») ou rapportés par les patients (PROM pour « patient-reported outcome measures »). Recueil et analyse des données : Les trois grandes catégories étaient : interventions ciblant les patients, interventions ciblant les professionnels de santé et interventions ciblant les deux. Les études comprises dans chaque catégorie ont été comparées aux autres études dans la même catégorie, aux études dans les deux autres catégories et aux soins habituels, ce qui a donné neuf groupes de comparaison. À l'analyse statistique, les résultats primaires catégoriels et continus ont été examinés séparément. Nous avons calculé la médiane de la différence moyenne standardisée (DMS), ou la différence de risque, et la plage d'effet pour l'ensemble des études et des catégories d'intervention. Nous avons aussi évalué le risque de biais. Résultats principaux : Trente-neuf études ont été incluses, dont 38 essais contrôlés randomisés et un essai contrôlé non randomisé. Les mesures catégorielles n'ont mis en évidence aucun effet pour une intervention donnée. Dans les études utilisant des mesures OBOM, les interventions ciblant à la fois les patients et les professionnels de la santé ont eu un effet positif comparativement aux soins habituels (DMS de 2,83) et aux interventions ciblant les patients seuls (DMS de 1,42). Les études ayant comparé des interventions ciblant les patients avec d'autres interventions similaires avaient eu un effet positif, tout comme les études ayant comparé des interventions ciblant les professionnels de santé avec les soins habituels (DMS respectivement de 1,13 et 1,08). Dans les études utilisant des mesures PROM, seulement trois comparaisons ont montré un effet, les interventions patient par rapport aux soins habituels (DMS de 0,21), les interventions patient par rapport aux autres interventions patient (DMS de 0,29) et les interventions professionnel de santé par rapport aux autres interventions professionnel de santé (DMS de 0,20). Pour toutes les comparaisons, l'interprétation des résultats doit tenir compte du petit nombre d'études, de l'hétérogénéité et de certains problèmes méthodologiques. La qualité globale des preuves en soutien des résultats, évaluée avec l'outil GRADE, allait de faible à très faible. Conclusion des auteurs : Compte tenu de la faible qualité des preuves, nous ne pouvons dire avec certitude si les interventions visant à améliorer l'adoption de la PDP sont efficaces. Cependant, toute intervention qui cible activement les patients, les professionnels de santé ou les deux, est mieux que rien. Par ailleurs, les interventions ciblant ensemble les patients et les professionnels de santé s'avèrent plus prometteuses que celles ciblant uniquement l'un ou l'autre.

La revue systématique est maintenantpubliée et accessible.

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